REVUE BIMESTRIELLE DE CINÉMA

Vasilina Makovtseva dans Une femme douce de Sergei Loznitsa.

70e festival de cannes / jour 7

Une femme douce de Sergei Loznitsa (2h23)

 

Décidément, les bons films ne courent pas les rues cette année à Cannes. On attendait beaucoup d'Une femme douce de Sergei Loznitsa, mais la déception fut grande tant le film se consume de l'intérieur avant de plonger dans une dernière demie heure catastrophique, éhontée et malsaine. Le parcours de cette femme inquiète et angoissée et qui part en voyage pour rejoindre une prison dans une région reculée de la Russie manque cruellement de grâce. Absurdité totale du dispositif qui s'effondre à mesure que le film se tisse, on sent poindre une once de mépris pour la société et les spectateurs. Encore un petit malin-cinéaste qui fait les quatre cent coups avec nos résistances. Totalement décevant. Thomas Aïdan

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